dimanche 11 juillet 2010

25 ans le 4 août, il fallait fêter cela!


Elle a bien grandi, la petite, et nous fêterons les 25 ans de Sophie dignement aux Touches cet été!








En attendant, nous , Tonton et Tata, avons pris un peu d'avance et choisi pour elle quelques destinations au pays des dragons pour lui montrer la Chine dans sa diveristé, et c'est peu dire qu'elle en a eu pour remplir ses mirettes (et accessoirement sa valise...).








Arrivée à Hong Kong le soir, les lumières de la ville lui ont sauté au cou, magie de couleurs, enchaînement de lignes scintillantes et dîner au Hutong qui , du 28ème étage, offre l'une des meilleures vues sur Hong Kong puisqu'il se situe en face, à Kowloon. On ne s'en lasse pas, surtout lorsque les maîtres du temps nous épargnent la pluie battante que nous avons reçue dès le....lendemain!








Dans ce cas là, foin de lutte pour essayer d'éviter le cheveu dégoulinant; une seule chose à faire, tous aux abris! Ah oui, me direz-vous, mais lesquels??? Ici vous n'avez que l'embarras du choix: shopping centers, malls, marchés ouverts, galeries (...) ainsi que des temples et des musées, bien entendu! Et que croyez-vous que nous fîmes? Au temple de Wong Tai Sin nous allâmes d'abord, avec ses diseuses de bonne aventure à partir de petits batons que les uns et les autres laissent échapper d'une boite et qui tous portent une inscription divinatoire; il y a un monde fou ce lundi matin comme tous les jours d'ailleurs, c'est que les trois religions principales viennent y faire leurs dévotions, Taoistes, Boudhistes et disciples de Confucius sont les bienvenus!.Quelle belle ouverture d'esprit! Les toits colorés qui rebiquent, les réceptacles à encens en bronze, les Boudhas souriants, les offrandes et les senteurs, le jardin paisible sont un premier contact avec la spiritualité en Chine.








Ensuite nous passons du côté des marchands, bien nous en prend car le ciel semble s'évertuer à nous inonder, sauve qui peut!








Comme je connais quelques adresses qui pourraient intéresser Sophie, nous nous y rendons et remportons un franc succès, ici aussi les soldes font rage alors je vous laisse imaginer le tableau... vient alors l'heure de déjeuner dans le coin et j'ai choisi Di Tai Fong qui prépare les meilleurs Dim Sum (raviole chinoise) et que l'on peut voir fabriquer par une armée d'employés qui mesurent au gramme près chacune des étapes de la fabrication, impressionnant. Nous nous régalons et je vois bien que Sophie est totalement acquise à ce genre de cuisine!








Nous repartons requinquées ( eh oui, c'est fatiguant tout ça!!!) et nous dirigeons vers le Musée d'Art de Hong Kong pour ses collections permanentes mais surtout pour son exposition de








Wu GuangZhong, peintre fusionnel entre l'orient et l'occident que j'aime énormément et qui plait aussi à la demoiselle; quelques jours après ce peintre passera sur l'autre rive, il est vrai qu'il avait 92 ans et continuait pourtant de peindre et donner ses oeuvres aux musées pour qu'elles puissent être vues! Si vous pouvez, allez voir sur internet.....








Mardi matin, il fait un temps magnifique, si rare finalement..., et j'encourage Sophie à monter au pic; de chez nous c'est simple, il suffit d'arrêter le tram qui passe en bas de notre immeuble et s'attaque courageusement à la pente très raide. (La descente est plus facile évidemment!)La vue là-haut est tout simplement splendide, la mer est partout, les îles et îlots semblent semés sur la grande bleue, l'activité du port saute aux yeux, l'invitation au voyage aussi.








Quant à moi, je suis restée pour la livraison et installation d'un triptyque de laques modernes, je suis ravie du résultat. Petite virée à Stanley et son célébrissime marché couvert, au sud de l'île; Sophie fait des affaires avec l'aide de celle qui est tombée dans le marchandage quand elle était petite....Peut-on lui en vouloir? Mercredi matin torride, grand tour à Central, coeur de la ville vibrionnante, financière, commerciale, efficace avec ses passerelles couvertes, ses escalators bienvenus dans la canicule, son temple coincé au milieu des tours, la maison de SunYatSen, révolutionnaire éclairé et 1er président de la république (1912 pour les bleus!) et les derniers achats pour faire des cadeaux!
















Et puis nous rentrons pour boucler nos valises car nous partons ce soir là pour Xi'An, célèbre pour son armée de terre cuite enterrée qui devait permettre à l'empereur Qin Shi Huang un repos éternel sans écueils il y a plus de 22OO ans mais également point de départ et d'arrivée de la mythique route de la soie, sans compter sa proximité avec Hua Shan, l'une des 5 montagnes sacrées de la Chine, quel programme!








Le retard de l'avion éveille un peu de rage chez la tour-operator mais finalement nous arrivons à bon port vers minuit. Charles nous rejoindra vendredi et souhaite se concentrer sur la ville musulmane, alors nous partons de bon matin vers les sites à l'extérieur des remparts majestueux; la pagode de la grande oie sauvage nous offre en premier lieu un spectacle de jets d'eau à partir de bassins en espaliers très doux; petits et grands y cherchent un peu de fraîcheur, le spectacle est permanent, les petits chinois sont adorables, les mamans gracieuses et les anciens s'abritent de la canicule. La pagode en brique est très simple, 7 étages à monter pour une vue générale de la ville; elle a été construite pour abriter les manuscrits les textes boudhiques rapportés d'Inde par un moine qui passa le reste de sa vie à les traduire!; direction le musée d'histoire du ShanXi, province où nous nous trouvons. Très réputé, nous sommes un peu déçues par ce que nous voyons, sauf les premières pièces de l'armée enterrée que nous pouvons voir de près, elles sont très belles et bien mises en valeur.. Nous nous faisons déposer dans le quartier des artistes, juste à l'intérieur des remparts de la porte Sud. Comment résister à cet alignement de pinceaux grands et petits, ces papiers (dont j'ignore à peu près tout de l'usage, mais on ne sait jamais...) en liasses mystérieuses, encres, pierres à sceau, carnets, livrets d'apprentissage de calligraphie sans compter les babioles en pierre, les calligraphes eux-mêmes avec leurs styles personnels...nous sommes séduites et nous amusons beaucoup. Nous déchanterons un peu pour le retour à pied, trompées par une carte imprécise et, mortes de fatigue, rejoignons l'hôtel qui va nous offrir une fort agréable surprise : ce qui est indiqué comme rafraîchissement est en fait un véritable dîner possible. Au lieu d'envisager de ressortir, nous nous effondrons dans de vastes fauteuils accueillants et nous régalons, buvons, dégustons à sassiété; le sourire revient sur le visage de Sophie. Nous terminons la journée dans la piscine de l'hôtel, ravie de notre première journée.








Charles n'arrivant que vers midi, nous decidons de ressortir de la ville pour aller visiter la pagode de la petite oie sauvage, elle aussi construite pour abriter des manuscrits, plus haute que la grande oie, nous grimpons les 15 étages courageusement malgré la chaleur! En guise de récompense, nous nous arrêtons à nouveau dans le quartier des artistes pour.... quelques pinceaux de plus! Nous filons ensuite pour retrouver Charles et sans perdre de temps, nous nous dirigeons vers le quartier musulman; pour y accéder, il suffit de franchir la porte du tambour, magnifique construction de plusieurs étages qui borde cette partie ancienne de Xi'An; le quartier Hui garde un cachet d'authenticité et ressemble plus à un souk oriental; d'ailleurs les senteurs sont là (mouton grillé), épices et marchands de tout poil occupent les échoppes, les trottoirs et même la rue le soir venu! la vie est grouillante, colorée, sympa tant et si bien que nous décidons d'y déjeuner grâce aux conseils du routard transporté par Sophie(merci!) La cantine choisie est fort modeste mais ça sent bon et nous trouvons à nous rassasier entre soupe de nouilles et brochettes, fermant les yeux sur l'aspect général, lorsque la faim tenaille..... Nous poursuivons à travers les ruelles noires de monde et recherchons la mosquée qui, faute de minaret, n'est pas si facile à repérer. Nous franchissons une monumentale porte de bois pour nous retrouver dans un espace vert paisible, loin du bruissement extérieur; des batiments simples (d'étude) s'alignent de part et d'autre de l'enceinte et l'allée centrale nous mène porte après porte vers le minaret qui est en fait une tour octogonale très ouverte et basse, donnant sur l'esplanade devant la grande salle de prières dont le toit aux tuiles vernissées turquoise est de toute beauté, l'intérieur est inaccessible aux infidèles comme nous!





En nous dirigenat vers la tour aux tambours, nous ne résistons pas aux offres du souk, c'est trop amusant: si je vous dis que cela va des lunettes prada (mon oeil!) pour madame aux slips C Klein pour Monsieur (re-mon oeil), chemins de table en soie (re-re-mon oeil!) vous ne me croirez pas,





eh bien, vous aurez tort!





Fatigue et chaleur nous encouragent à retourner à l'hôtel puisque nous reviendrons de nuit nous régaler des éclairages, et le toc-toc (terme cambodgien dont je ne connais pas encore l'équivalent en chinois) nous permet de vivre avec/dans la rue, c'est trop drôle, sauf peut-être leur interprétation du code de la route.....





Il s'agit de mobylettes antédéluviennes équipées de banquettes-voyageurs plus ou moins abritées, l'expérience vaut la chandelle, assurément! (attention, c'est deux fois plus cher que le taxi).





Samedi, c'est le grand jour, Mr Lee (chauffeur non-officiel qui a accompagné charles de l'aéroport et avec qui j'ai négocié en mandarin, s'il vous plait, notre parcours du jour et celui du lendemain, et même finalement le dernier jour...) est là ponctuellement pour nous mener à l'armée enterrée, à 4O km environ de Xi'An. Lui ausi a son interprétation personnel du code de la route, heureusement Sophie s'endort tout de suite et Charles aussi. Pris en charge à l'arrivée avec petite voiture électrique, il fait une chaleur brûlante déjà, notre guide nous mène comme nous lui demandons, vers la fosse N°3 pour terminer dans l'apothéose avec la fosse N° 1(merci les guides); un musée permet de voir quelques exemplaires de près car ce sera un peu la frustration de cette expédition, ne pas pouvoir s'approcher, c'est magnifique. La taille des personnages, des chevaux, les expressions, les attitudes remplies de détermination (protéger l'empereur) l'état de conservation (ou de restauration, d'ailleurs) donnent toute la noblesse à ce lieu. Wouahou!, nous sommes un peu sans voix et remplissons nos yeux (et appareils photos, of course) de ces beautés qui sont inscrites pour devenir la 8ème merveille du monde.





Retour à Xi'An avec la même conduite folklorique et Mr Lee nous dépose au musée des stèles dans le quartiers des artistes; ce musée époustouflant possède un nombre incroyable des ces plaques de pierre noire sur lesquels des artistes ont gravé messages et enseignements; figurez-vous qu'il y a même la trace des Nestoriens (allez dans vos encyclopédies....) sur l'une d'entre elles, faisant la preuve qu'ils sont venus jusque là en empruntant...la route de la soie bien sûr.





Au sortir, nos dégustons une grosse tranche de melon rafraichissant sur une pique (miaaaammmm, que cela fait du bien) et nous dirigeons vers le quartier des artistes, juste parce que Charles ne connait pas.... et tomberons sous les coups des.... pinceaux. Apre négociation réussie. Nous reprenons un toc-toc, juste pour rire et vivre dans la rue.





Nous sommes si fatigués que nous profitons encore une fois des offres de l'hôtel, repos mérité, raffraichissement et dim-sum (petite bouff' en cantonnais, ravioles chinoises) à volonté dans ces fauteuils de rêve, et nous décidons de ne pas ressortir car demain nous attend une autre grande journée, celle qui va nous conduire à HuaShan, montagne fleurie (2 610m). A 120 km de Xi'An, c'est l'une des 5 montagnes sacrées pour les Taoistes.




Monsieur Lee, chauffeur de sa personne et raisonnable selon les apparences, nous démontre une fois de plus, que les 120 km seront pour nous une expérience foklorique en ce qui concerne le genre de conduite kamikaze choisi sans notre autorisation et il n'est pas le seul à s'approprier le règlement; l'objectif est atteint en 2h3O, un télécabine nous rapproche du départ des sentiers et nous voilà partis! la chaleur est assez vite écrasante, mais les images de ces granites à pic d'où pointent vers le ciel quelques pins hardis, la foule qui se presse pour monter, monter, et monter encore, les chaines de cadenas à rubans rouges par centaines(tradition des couples qui viennent enfermer leurs serments et jeter la clé dansle vide), les porteurs qui fournissent les sites de travaux en matériaux de construction (3o à 40 kilos leurs scient les épaules tandis que l'étroitesse des chemins les obligent à se contorsionner pour les virages); des exscaliers ont été creusés dans la roche, des passerelles autorisent le passage un par un... c'est vertigineux et splendide. Sophie et Charles poursuivront plus haut encore, je me pose pour reprendre mon rythme et dessiner un pin en les attendant! (la belle excuse...) Nous descendrons à pied quelques milliers de marches, dans des ferrata à couper le souffle ou de simples passages entre les arbres, les roches, l'espace magnifique qui s'offre à nos yeux. Je ne peux vous décrire l'état de nos jambes (flageolantes à l'arrivée) mais surtout les jours qui suivirent!!!! charles qui nous a quittées n'en a rien dit (et pourtant....) Sophie et moi avons mis 4 jours à nous en remettre, enfin, à pouvoir descendre un escalier sans avoir l'air soit débile soit sous l'effet de quelque stupéfiant! nous en riions de bon coeur, comme des gamines!




Ce soir là, nous nous sommes repartis pour voir la muraille de nuit ainsi que les portes qui sont illuminées, petit tour à pied pour voir la ville de haut (nous avons raté les vélos) et reprenons un toc-toc, juste pour rire, et dodo fissa fissa!




Fidèle (et intéressé) Mr Lee sera notre chevalier servant toute le matinée ce qui nous permet de voir en suivant, le temple des 8 immortels (rassurez-vous il y avait 2 femmes parmi eux) avec son bazar juste en face.. nous n'avons pas beaucoup de temps, dommage......, à 4O km, le musée de XianYang qui abrite des modèles réduits de soldats par milliers; ceux-là ont perdu leurs bras qui étaient en bois articulés ainsi que leurs vêtements de soie délités par le temps... Ils ont des expressions humaines, touchantes, tandis que certains sortent proprement de la terre car le parti pris du musée est de laisser le visiteur se faire son idée. Nous marchons sur d'immenses plaques de verre qui permettent d'être très proches au contraire du site de l'armée enterrée, c'est émouvant de les voir si nombreux avec les instruments de leur quotidien... eux aussi devaient protéger l'empereur et l'accompagner dans son autre vie....sous les Qin et les Han (soit 220 av jc à 100 A.D.) Notre professionnelle de muséographie applaudit à la qualité de cet endroit qu'il ne faut manquer sous aucune prétexte; nous pourrons y voir également le carrefour des civilisatons qu'est Xi'An avec des sculptures notamment qui sont très fortement d'influence grecque, sans compter le boudhisme d'Inde: superbe. Nous sortons vers 12h, le soleil nous écrase et nous nous précipitons dans la voiture qui nous emmènera jusqu'à l'aéroport.




Là nos chemins se séparent, Charles rentre faire son devoir à HongKong, nous partons profiter de Shanghai la superbe avec une perspective culturelle couronnée par l'expo pour laquelle nous avons beaucoup d'ambition qui sera récompensée en particulier grâce à Olivier, mon filleul chéri, qui a la bonne idée de travailler sur le site et nous permettra d'aligner un nombre de pavillons impressionnant pour qui connait les longues files d'attente sur place. Merci à lui!






Shanghai se fait désirer car nous devons supporter le retard de l'avion (Sophie observe ma détermination à obtenir de dommages... un dîner fera l'affaire! Pourtant, j'enrage car nous ne pourrons aller à l'expo dès notre arrivée (trop tardive pour le coup!) mais nous prenons le maglev (magnetic levitation) ce train qui relie l'aéroport à l'est de Pudong soit 4O km en 7 minutes! Comme nous papotons, je n'arrive pas à croire que nous sommes déjà arrivées! Connection avec le métro très facile, l'hôtel se trouve sur la ligne et nous sortons de la station, déjà happées par les lumières de la ville imposant ses hauts immeubles (particularité de Shanghai) dont les toits aux formes diverses sont illuminés de différentes couleurs; c'est très joli.



Ah! nous allons en profiter de Shanghai, nous allons ....marcher au-dessus des immenses avenues grâce aux passerelles qui les enjambent, ou le long du Bund nouvellement rénové, témoignage d'une prospérité coloniale insolente créée par les "long-nez" à partir de la fin du 19ème avec ses immeubles art-déco ou art-nouveau (intérieur comme extérieur) alors qu'en face se dresse la Shanghai des temps modernes, emblème de la prospérité chinoise, encore plus insolente et audacieuse dans ses lignes architecturales; marcher dans le bazar folklorique qui jouxte les YuYuan (jardins du poisson) où l'on trouve de tout (chinois) à tout petit prix dans un foisonnement de vie et; marcher dans les couloirs du métro si éclatant de propreté que l'on pourrait y pique-niquer, marcher à travers la Place du Peuple (immense) pour rejoindre les quartiers du musée principal regorgeant de richesses, le musée d'Art qui a échangé ses grandes fresques historiques pour quelques artistes contestables et une exposition retraçant les publicités Shisheido (japon); on voit bien qu'ils ont les moyens et Sophie s'enquiert de l'organisateur dont elle obtient la carte.... marcher sur le site étendu de l'Expo, à travers la foule ou au milieu de groupes qui ,épuisés, ont déplié des petits tabourets en plastique de couleurs et discutent entre eux, ou boivent, mangent, rigolent ou dorment! nous serons éblouies par certains pavillons (Chine, Lithuanie), impressionnées par l'Espagne la Nouvelle Zélande ou l'Angleterre, écoeurées par le pavillon français faisant preuve de nombrilisme intellectuel parisien (où est le reste de la France? existe-t-il?) avec , à l'entrée, ces redoutables peintures contemporaines chinoises qui offrent des visages d'enfants grimaçants de douleur (en noir et blanc) au visiteur interloqué. Encore une fois merci à Olivier, sans qui ce parcours intense n'aurait pu se réaliser.... marcher vers ces nouveaux lieux de culture qui se développent autour de sites industriels abandonnés (enfin, pas par tous...)Moganshan en est l'un des fleurons, en tout cas m'avait impressionnée, mais il semble marquer le pas et chercher des partis pris audacieux(....) seul un artiste travaillant le noir et le blanc rencontre notre émotion. Les lieux intéressent Sophie, tant mieux car je suis très déçue.



Nous aurons marché également dans le quartier branché (branchouille?) de Shikumen aux maisons de briques grises qui accueillent surtout des étrangers (nous dînerons pas loin avec Olivier) dans l'ancienne concession française; les rues y sont bordées de platanes, plus étroites, elles donnent une impression de dimension plus humaine et 'est très agréable de s'y promener.






L'ensemble fut éblouissant, au propre comme au figuré (car le soleil cognait fort), cette ville est enivrante!



J'ai énormément apprécié de la faire découvrir à Sophie, ayant eu soin d'essayer de lui en montrer toutes ses facettes, à un bon rythme je crois!



Profitez de cette lecture pour prendre votre tour!!!!!!????



jeudi 8 avril 2010

Joyeuses Pâques dans le GuanXi





















Les bonnes âmes que vous êtes, surtout en cette période de l'année, passeront sur la date du dernier écrit de votre servante et , sans questionner davantage, se réjouiront de voir souffler à nouveau le vent d'est en direction de l'ouest.








Il me fallait trouver une destination attractive et reposante, non pour moi mais pour mon maestro (j'en vois qui ricanent...) abusivement sollicité par les rudes contraintes de son métier mais en congé forcé pendant 5 jours; en voici la raison locale, car il ne s'agit pas, vous vous en doutez, de fêter la Pâque catholique mais bien plutôt de Ching Ming ou l'hommage rendu aux disparus d'une famille; Hong Kong la bruissante, avait donné un jour supplémentaire! Inespéré.








Je choisis donc Guilin et Yangshuo dans le Guanxi, province connue pour ses minorités nombreuses mais par dessus tout pour ses innombrables montagnes en pain de sucre que les peintres chinois ont couché sur le papier ou la toile à l'infini.








Avantage supplémentaire, il s'agissait d'un voyage de moins de deux heures que nous fîmes le jeudi soir pour être à pied d'oeuvre le vendredi. Par confort et efficacité, nous avions pris une guide, celle ci portait le doux nom de Lan, orchidée pour les amateurs!








Au matin, nous sommes partis vers LongSheng; à une heure de Guilin, les rizières en terrasse du dos du dragon offrent un spectacle magnifique dans lequel la palette des verts prend toutes ses libertés; génie de l'homme qui grapille à la montagne quelques rubans de terre pour y faire pousser ce qu'il veut! à vrai dire c'était plutôt la saison du colza en fleur qui précède le repiquage du riz après la mise en eau; des rizières dans la montagne (environ 8OOm)? eh bien oui, grâce à la présence de sources nombreuses; en passant au dessus des terres cultivées, nous avons bien vu le dos du dragon rayé de jaune et vert en attendant mieux, les maisons du village aux grands toits noirs serrées les unes contre les autres avec leurs balcons de bois ornés de lampions; vraiment très joli tandis que les sollicitations pour touristes s'échelonnent sur tout le parcours...








Nous avons pu voir également la préparation de la fête de ChingMing qui encourage le nettoyage et la décoration des tombes; des papiers rouges, des fleurs, des rubans attirent l'oeil du marcheur car les tombes se trouvent regroupées par quatre ou cinq dans la montagne. Les femmes Iao aux immenses cheveux et coiffes séduisantes proposent toutes sortes de souvenirs...








Nous déjeunons dans une resto qui ressemble à un chalet suisse, la vue et superbe mais il ne fait pas bien chaud sur le balcon (for the view)!








Nous repartons vers Guilin et notre guide nous incite à continuer la visite à peine rentrés car la lumière, presque du soleil, de fin de journée nous est favorable; nous parcourons un bout de parc sans intérêt pour nous rapprocher du fleuve Li: d'un côté une haute falaise percée fait figure d'un pachiderme assoiffé qui plonge sa trompe dans le fleuve; de l'autre, des pêcheurs aux cormorans installés sur ces radeaux particuliers, composés de cinq ou six très gros bambous liés entre eux (et c'est tout!): l'animal plonge, revient avec un poisson mais comme il a un anneau autour du cou, il ne peut avaler sa proie..... cruel génie humain....








La nuit tombée, nous repartons flaner avec Charles autour du lac, violemment illuminé de vert et de jaune; au milieu, une pagode elle aussi illuminée fait un sujet de rêve pour le photographe à cause de son reflet! Un orchestre d'instruments chinois joue en plein air guidé par un chef qui ne supporte pas la médiocrité, il est si drôle à observer! Au hasard, nous trouvons un restaurant chinois de très bonne qualité et si bon marché que nous songeons à une erreur; en rentrant, nous passons un moment dans une échoppe de thé, observons le cérémonial, goûtons et bien entendu, achetons!








Le lendemain, nous partons pour Yangshuo (j'entends certains de mes neveux glousser de plaisir en se souvenant...); en principe, nous devions faire toute la distance en bateau mais la sécheresse importante (mais pas aussi dramatique que dans le Yunnan juste à côté) ne permet pas aux bateaux de passer dans des eaux si basses, alors nous ne ferons qu'un aller et retour, c'est bien suffisant pour admirer les lignes des collines rendues plus mystérieuses encore par les écharpes de brumes qui les entourent; bien sûr que ce n'est pas de veine qu'il se soit mis à pleuvoir depuis quelques jours mais le spectacle est magnifique! Je passe sous silence le déjeuner indigne qui nous fut servi sur le bateau.








Nous arriverons à Yangshuo dans l'après midi; petite ville aux collines embrumées elles aussi, ambiance de routards (on y parle toutes les langues), départ de nombreuses balades (surtout quand il fait beau...), public plutôt jeune mais pas seulement, les vélos qui circulent partout sont chevauchés par tous les âges; la rue de l'ouest piétonne est un spectacle à elle seule: boutiques, restos, étalages, rabatteurs pour tout et n'importe quoi, musique tonitruante, on ne s'en lasse pas! Nous nous laissons faire par des objets de la minorité Miao, faux argent et broderies multicolores, marchandage un peu en chinois et théâtre de la vie!! c'est drôle et nous en faisons grand cas!








Le lendemain, nous ferons l'ascension de la colline de la lune (YuèLiàng Shàn), massif calcaire percé en forme de lune; 1251 marches qui nous offrent un joli paysage embrumé à défaut du point de vue féérique selon le Lonely Planet. En bas, un parc posède un Banian qui aurait 1500 ans; pas bête, l'arbre au fur et à mesure de sa croissance, lance des racines aériennes qui une fois en contact avec le sol, le soutiennent de façon permanente! l'après midi, nous irons dans la campagne chinoise, vrai contact avec la réalité de la pauvreté paysanne, nature si proche de notre campagne sauf les ruminants qui sont des buffles d'eau (cornes vers l'arrière), bovidés noirs aussi placides que nos belles normandes. ce que nous voyons au marché n'est pas racontable pour les yeux tendres que vous êtes.








le lundi, nous revenons vers Guilin et visitons cette grotte extraordinaire dont vous avez déjà vu une photo bleutée dans un de mes mails, la grotte de la flûte de roseau; immense enchevêtrement de stalagtites et stalagmites, bourgeonnements et crevasses, colonnes ou étendues d'eau admirablement éclairées, un ravissement por les yeux et Charles s'en donne à coeur joie pour les photos.L'intérieur est étonnemment sec, peu de suintement et la température est très agréable (dehors il pleuvinne.......)








Toutes les bonnes choses ont une fin, nous rentrons à Hong Kong et profiterons d'une dernier jour de repos à la maison. A la prochaine! baisers

mardi 26 janvier 2010

La fièvre acheteuse fait des dégâts.......













































Mais que se passe-t-il à l'autre bout du monde? d'abord un silence insoutenable et puis l'annonce en titre de quelque dysfonctionnement à la suite d' une belle mise en route......









Pourtant le ciel vient de s'éclaircir après quelques jours de grisaille peu agréable, et la vue de notre perchoir, ahhhhhh la vue de notre nid douillet est à couper le souffle: une vue dominante, évidemment, (que voulez vous d'autre au 43ème étage?), qui vous emmène sur le bleu de la mer accompagner les navires zèbrant de blanc le bel ordonnancement acquatique; une tache bleue par-ci, une blanche par-là, les immondes casinos flottants (interdiction de jouer dans la Chine moderne...alors que les chinois ne pensent qu'à cela pour leur loisir) blanchissent de leur masse démesurée les quais de Kowloon en face, les immeubles gigantesques qui renvoient la lumière du soleil à tour de rôle, ceux qui sont emmaillotés en couleur pour rénovation générale,, quelques minces filets de circulation, les deux palmiers que j'ai installés sur notre balcon qui s'inclinent au vent d'est.....tout cela est beau et n'attend que votre venue! (peut-être attendez-vous la livraison des meubles de jardin, oups, pardon, de balcon bien sûr! c'est pour l'an neuf chinois, dépêchez-vous, car il tombe de 14 février ouvrant une année du dragon).









Vous voyez bien que cela se passe au mieux.....




C'est sans compter avec les copines de votre servante... ah bon, ce n'est pas de sa faute....... Et bien si, je l'avoue.




Ce qu'elles ont fait, les copines, elles m'ont emmenée à ShengZhen, juste de l'autre côté de la frontière qui limite les nouveaux territoires de la Chine proprement dite.






Et alors, me direz-vous???????




On voit bien que vous ne connaissez pas l'endroit! Juste de l'autre côté dela frontière, se dressent des immeubles archi-bourrés de petits négoces de tout ce que la terre peut créer , copier et fabriquer et vendre bien sûr; les couloirs sont remplis d'acheteurs potentiels et de rabatteurs professionnels qui ne vous demandent pas ce que vous cherchez, ils vous indiquent les marques qu'ils "distribuent" et qui sont toutes des contrefaçons, toutes absolument toutes, même si, à ma grande stupeur, j'ai vu circuler à vive allure dans les bras d'un vendeur, une pile de boîtes orange vif, indicutablement de chez Hermès..... du vrai? du faux? Au début, votre humble dévouée adopte un air détaché mais ses yeux sortiraient de leurs logements s'ils le pouvaient. Les copines expertes, sûres de leur goût, repèrent très vite les chaussures de Mr X (j'connais pas la marque) les T.shirts de Mme Y (ah bon? ça existe..), les sacs Vuiton (ah, je connais...berk), les montres je-ne-sais-quoi, les téléphones, les jouets, les bijoux, les DVD..... Vous voyez bien qu'il y a de quoi attraper cette fièvre acheteuse qui se déclare irrémédiablement à l'annonce des prix.....


Ah, Bonne Mère, comment résister plus longtemps.....





Voilà, je n'ai pas résisté et petit à petit, j'ai consciencieusement rempli la valise à roulettes (???) instrument indispensable pour ce genre d'équipée car la journée est longue, les couloirs sans fin, les files d'attente à la frontière éprouvantes. Partie pour acheter des tissus (nappes, couvertures, serviettes) j'ai largement contribué à ce piratage organisé qui tente d'assouvir le besoin de possession de tous. Ce sont des milliers de gens qui traversent la frontière chaque jour et reviennent chargés de montagnes de produits dans d'énormes sacs si remplis qu'ils ne peuvent plus les porter. D'autres viennent aussi pour se faire plaisir dans des hôtels plus ou moins luxueux, repas somptueux, massages et soins nombreux, chambres princières pour un tarif défiant toute concurence; il s'agit de dépenser de l'argent, c'est réussi!





La semaine dernière, Charles devait aller travailler à Macau (1h 2O de bateau) je l'ai accompagné pour me rendre dans la zone de ZhouHai situé de l'autre côté de la frontière, espace réputé pour ses meubles "genre antiquité" puisque nous souhaitons donner une touche sinisante à notre séjour plutôt moderne. Accompagnée par la femme du collaborateur de Charles, jeune brésilienne charmante et aguerrie, nous avons parcouru ces milliers de mètres carrés de meubles parmi lesquels il fallait trouver l'adéquation forme/dimension/couleur... contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas si évident et pourtant, nous en avons vu de toutes les tailles, styles, couleurs, dimensions... ce n'est que le lendemain chez un "antiquaire" de Macau, que nous avons trouvé l'adéquation! ouf! Mission accomplie dira Silvana, todo bom! En réalité buffet et console seront fabriqués pour nous dans un délai qui doit tenir compte du nouvel an chinois, alors.... patience.






Silvana n'a pas résisté au plaisir de me montrer un autre centre commercial, du même tonneau que ShengZhen...même topo, même activité fébrile, mêmes rabatteurs, même produits.... jusqu'à la nausée!




Nous sommes rentrées épuisées mais ravies. Le soir, visite de la vieille ville, et aperçu du qualificatif qui accompagne en général et pas seulement dans les romans policiers, le nom de cette ville, "l'enfer du jeu"...Des immeubles gigantesques aux formes les plus invraisemblables (celui en plumeau de carotte vaut le coup d'oeil tout de même), aux couleurs délirantes, à la laideur sans limite de mauvais goût; rien n'est de trop pour attirer le gogo, les chinois adorent cela comme je vous l'ai déjà dit, alors les casinos ne désemplissent pas; les bus, les avions, les bateaux déversent ces hommes et ces femmes qui parfois jouent de folles sommes d'argent 24h sur 24! J'ai oublié de préciser que Macau, comme Hong Kong, bénéficie d'une administration spéciale qui leur permet de développer encore et encore, cette activité. Charles a calculé qu'il y avait plus d'un casino par m2!!!! tous plus laids le uns que les autres! Nous ne sommes rentrés dans aucun, une faute réparable la prochaine fois que nous viendrons!





Retour à la réalité; nous avons eu notre premier visiteur, un voisin en quelque sorte puisqu'il s'agit d'Olivier Dumont, mon filleul chéri (eh oui, Julie, 'y'd'la concurence...); il m'a fait la joie d'apporter le tableau que j'avais acheté en octobre, il est toujours aussi beau et Charles partage mon choix; balades et plaisirs de découvrir partagés, un dimanche si doux que nous sommes allés sur l'une des îles proches, marcher un peu et déguster ces crevettes grillées délicieuses ainsi qu'un carpaccio de St Jacques..... un régal;dimanche soir il a acheté un micro ordinateur, bizeness 24h sur 24 ici aussi.... Charles était en Inde et n'a pu que dîner une fois avec lui. Sa maîtrise de la langue chinoise m'a impressionnée, en particulier au téléphone où il essayait de se placer dans un projet! mazette, hen hao comme on dit ici.







Nous aurons très bientôt la visite de David et Lucie, quel plaisir! A qui le tour?














Déjà une tristesse locale: mon professeur de calligraphie, l'adorable Lu qui nous raconte la Chine mieux que quiconque, artiste pluridisciplinaire douce et patiente nous quitte pour suivre son mari muté à Atlanta dès le mois de mars......Le groupe n'est pas d'accord mais nous n'avons pas droit au chapître, hélas.







C'est aussi cela la vie des expats', des rencontres formidables, riches et enthousiasmantes et le couperet qui tombe mettant une abrupte fin à des relations en train de se nouer.... "tristis anima mea"












Entre temps j'ai suivi l'échange nourri de mails avec photos des uns et des autres à tout âge.... drôlissime sauf la jeune hollandaise qui est une vraie caricature, mais le costume confectionné par Mané est très réussi! c'est la vie...






De mon balcon dans le brouillard, je vous salue.